Tu racontes dans tes mails du bout du monde Que poussées par le vent, les feuilles font la ronde Les arbres chargés d’or annoncent l’automne
Manon, Que ma vie est monotone
Ici, les quatre saisons N’existent que dans les chansons Saison humide, Saison sèche Et le temps en vagabond
Et quand tu as froid aux mains Repenses-tu à nos matins Nos levés avec le soleil Libertin
Tu racontes dans tes mails du bout du monde Que les gens courrent après le temps, sans qu’une seconde Ne soit jetée, on ne fait pas d’cadeaux
Manon, Les secondes, moi, j’en ai trop
Ici, la chaleur de l’air Caresse la terre et la mer Saison humide, Saison sèche Aujourd’hui autant qu’hier
Et là-bas quand c’est l’hiver A l’autre bout de la terre Ressens-tu seulement la chaleur De ces vers ?
Manon, Sans toi, moi, je touche le fond
La fille du voyage Me sourit, Eclaire le passage Dans la nuit Elle me donne tant et tant Son corps s’abandonne Doucement Elle est l’onde Qui caresse ma vie Elle me donne tant et tant Son coeur s’abandonne Doucement Et dans l’ombre, Le temps s’évanouit J’aime les plages Infinies, Marcher sur le sable/Marcher sur le rivage Elle aussi. Elle me donne tant et tant Son corps s’abandonne Doucement Elle est l’onde Qui caresse ma vie Elle me donne tant et tant Son coeur s’abandonne Doucement Et dans l’ombre, Le temps s’évanouit
La fille du voyage Me sourit, Eclaire le passage Dans la nuit
Elle me donne tant et tant Son corps s’abandonne Doucement Elle est l’onde Qui caresse ma vie
Elle me donne tant et tant Son coeur s’abandonne Doucement Et dans l’ombre, Le temps s’évanouit
J’aime les plages Infinies, Marcher sur le sable/Marcher sur le rivage Elle aussi.
De vous tous je suis le senior C'est moi qui trône dans le salon On me déteste, ou on m'adore Entre les deux, je donne le ton. Je vous raconte des histoires, Celles d'hommes que j'ai bien connus, Schubert, Schumann, Chopin, Mozart, Et tant d'autres chers disparus. Sur moi on cogne, ou on caresse, Sur moi on râle et je réponds Que si on cultive la paresse, Ma répartie est toujours : "non"! Je joue encore, malgré mon âge, Avec les enfants du quartier Sur moi galops, préludes, adages Prennent vie de ma voix enrouée. Pour sûr j'ai bien connu la guerre, Vieux patriote, je sacrifiais Mes décorations et mes fers. Pour ça on me doit le respect ! Mes cordes vocales sont détendues Aïe, mes aïeux, je chante si faux ! Mais moi, mon temps est suspendu, Le vôtre avance, alors ... piano !
Nuit d’encre de Chine, Je n’en touche pas le fond. Morphée se débine Et moi je tourne en rond. En vain mes yeux cherchent Une lueur dans le noir, Alors, c’est la détresse, Je baigne en plein cauchemar !
Oh, j’ai peur du noir, Et la nuit s’étire, Toi, tu dors, comme un loir, Et je m’ennuie à mourir !
Nuit d’encre de Chine, Le noir me donne le ton La lune divine, Grimace sur son front Tant de maladresse dans l’art du bien dormir Est-ce à force de paresse, Que le sommeil se tire ?
Nuit d’encre de Chine Là, j’ai touché le fond Le fond Le fond Le fond
Refrain : Si j'ai une tête de cheval Je n'ai charmé qu'une seule jument Et tu as beau me faire du mal Je t'aimerai comme je l'entends